FIT screening

Le cancer du côlon, également appelé cancer colorectal, est une maladie fréquente chez les personnes âgées pour la plupart. La détection du cancer du côlon à un stade précoce peut augmenter de manière significative le taux de survie d'un patient. En faisant usage d'un test immunochimique fécal (FIT), de petites quantités de sang (à l'aide d'anticorps anti-hémoglobine humaine ont été détectés dans) les échantillons de selles.

Sysmex offre des tests FIT à deux groupes: les tests à grande échelle pour la population nationale ou régionale, et des tests symptomatiques principalement dans les hôpitaux et les milieux cliniques. En savoir davantage sur notre microsite de dépistage FIT http://www.fitscreening.eu/


Malaria falciparum

Pathogen:Protozoa →Plasmodium falciparum
Transmission:Female mosquitoes of the Anopheles genus
Geographical range:Tropical regions
Incidence:Up to 200 million infections per year

Présentation du cas

Un homme de 30 ans est revenu d'un long séjour d'affaires en Afrique centrale et a consulté son médecin généraliste pour les symptômes suivants : fièvre, fatigue, maux de tête et vomissements. Compte tenu du dernier pays où il a séjourné, une formule sanguine complète, avec analyse différentielle des GB et analyse des réticulocytes, a été réalisée afin de trouver la cause possible de la fièvre.

Physiopathologie du paludisme et son évolution clinique

Chaque année on enregistre environ un demi-million de décès provoqués par le paludisme, dont les infections par Plasmodium falciparum sont le plus souvent à l'origine (1). Le paludisme existe dans plus de 100 pays mais il est majoritairement confiné aux zones tropicales pauvres d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine. Plus de 90 % des cas de paludisme et une immense majorité des décès qu'il entraine concernent l'Afrique tropicale.

Il s'agit d'une infection parasitaire transmise avant tout par la morsure d'un moustique femelle infecté du genre Anopheles. Mais elle peut aussi se transmettre par une transfusion sanguine ou entre une mère et son fœtus pendant la grossesse. Chez l'homme, ce parasite se multiplie de façon exponentielle dans le foie puis, quelques stades de développement plus tard, infecte les globules rouges. Les moustiques ingèrent les parasites avec leur repas sanguin, puis ces parasites subissent une nouvelle phase de reproduction dans le moustique, avant d'être transmis à leur tour à un autre hôte humain.

Parmi les quatre espèces de Plasmodium qui infectent couramment les hommes (P. falciparum, P. vivax, P. ovale et P. malariae), P. falciparum est responsable de la mortalité la plus élevée. Contrairement à P. vivax, P. falciparum n'est pas limité aux GR immatures et produit donc les taux de parasitémie les plus élevés.

Le parasite est à l'abri du système immunitaire dans l'organisme parce qu'il réside dans le foie et les globules rouges durant la majeure partie de son cycle de vie. Les érythrocytes en circulation sont toutefois détruits dans la rate. Pour éviter d'être détruit, le parasite P. falciparum présente des protéines d'adhésion à la surface des érythrocytes infectés. Ceux-ci adhèrent donc aux cellules endothéliales des capillaires, mettant le parasite à l'abri de toute reconnaissance immunitaire dans la rate (2). Dans certains cas, les érythrocytes infectés ne sont même pas repérés dans les frottis sanguins parce qu'ils sont retenus prisonniers dans la microvascularisation de l'hôte. Parmi les complications graves de l'infection par P. falciparum, citons le neuropaludisme, l'insuffisance rénale, l'œdème pulmonaire et l'anémie.

Résultats d'analyses médicales

 

Interprétation du cas

Une population de gamétocytes de Plasmodium falciparum a été observée sur le scattergramme WDF du cas présenté, ce qui a fait apparaitre le marquage « pRBC? ». Sans activation de ce marquage, les résultats rapportés pourraient conduire à une mauvaise interprétation, tels qu'une numération faussement élevée de neutrophiles ou d'éosinophiles lorsque des schizontes et/ou des gamétocytes sont présents. Même un petit nombre de GR infectés ayant ces formes plus grandes peuvent avoir un impact plus important sur la numération différentielle puisque la concentration de GR est mille fois supérieure à celle des GB. Une fois que le marquage a été activé, les numérations de neutrophiles et d'éosinophiles sont corrigés pour donner des valeurs exactes. Sur le scattergramme WNR, la population fantôme constituée également de débris de GR parasités n'a pas interféré avec la population de GB, permettant d'obtenir une numération correcte de GB.

Sur le scattergramme RET, les GR parasités (trophozoïtes) ont été identifiés comme une population cellulaire distincte, avec une fluorescence intermédiaire venant interférer avec les réticulocytes. Les trophozoïtes en forme de bague interfèrent avec la zone des réticulocytes relativement matures (réticulocytes de faible fluorescence, LFR) et donnent lieu à des résultats faussement élevés de RET et des paramètres LFR, conférant une valeur faussement basse à la fraction de réticulocytes immatures (IRF). Cette interférence crée généralement une pseudo-réticulocytose, accompagnée de faibles valeurs d'IRF. Or cette association est cliniquement impossible et doit déclencher le marquage des résultats comme non fiables. Mais dans le cas présenté - parce que la vitesse de l'érythropoïèse basale est faible - ces paramètres dérivés du canal RET ne diffèrent pas significativement des valeurs normales.

Par ailleurs, le patient présentait une anémie, une thrombocytopénie modérée et une leucocytose. La numération élevée de GB s'explique par une numération anormalement élevée de neutrophiles qui, associée à l'augmentation de la fluorescence de la population de neutrophiles (NEUT-RI = 51,8 Fl, contre 45 Fl pour la valeur normale), renvoie à la possibilité d'une infection bactérienne concomitante chez le patient.  Le scattergramme WDF a également révélé la présence de granulocytes immatures, ce qui indique une déplétion du pool de neutrophiles dans le sang périphérique à l'occasion d'une infection prolongée. La valeur élevée obtenue pour la fraction de plaquettes immatures (IPF) étaye aussi le diagnostic d'une co-infection, en plus du paludisme. 

Le diagnostic final de paludisme a été confirmé par l'examen microscopique du frottis sanguin et l'infection bactérienne a été confirmée par une culture sanguine positive. 

Littérature

  1. Organisation Mondiale de la Santé (2015) : Paludisme
    http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs094/en/
  2.  Tilley L, Dixon MW, Kirk K (2011): The Plasmodium falciparum-infected red blood cell. Int J Biochem Cell Biol. 43(6):839-42. 

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